Les 3 arnaques les plus actives au 1er trimestre 2012

Classement des arnaques les plus actives au 1er trimestre 2012

Selon Bitdefender, le créateur de logiciels de sécurité Internet et antivirus, et son dernier rapport sur les activités concernant la sécurité, les arnaques les plus actives au premier trimestre 2012 sont les suivantes :

Spam

45% des spams offrent des produits pharmaceutiques, ce qui en fait de loin le sujet de prédilection des escrocs. De multiples e-mails parviennent dans nos boites de réception vantant les bienfaits de médicaments, dont souvent ceux qui traitent de problèmes d’infertilité masculine, à l’image de la célèbre pilule bleue.

Viennent ensuite, la contrefaçon (15%), le casino (13%), les rencontres (8%), etc. La plupart du temps, les spams sont rédigés en texte brut. Mais les plus modernes incluent désormais des images ce qui leur donne une apparence plus professionnelles et ce qui les rend plus difficiles à déceler.

Phishing

arnaques actives selon bitdefender

Les e-mails hameçonnage représentent environ 2,5% du spam et concernent principalement les banques et les sociétés financières. Il est intéressant de noter que la plupart des sites de phishing sont hébergés aux États-Unis (approximativement 40%), ce qui constitue une large majorité, car viennent ensuite les sites hébergés en Allemagne (6%), au Brésil (5%) et en Espagne (5%).

Essentiellement ciblés par le phishing, on retrouve loin devant PayPal (32,4%), puis Santander UK (2,76%) et Mastercard (1,49%). Hors institutions financières, on retrouve Facebook (5,10%), TAM Airlines (3,8%) et AOL (1,24%).

Facebook

Les escrocs ont intensifié leurs activés sur Facebook, le nombre d’utilisateurs de ce dernier approchant les 800 millions. Facebook est devenu le nouveau terrain de chasse des escrocs en tout genre et les arnaques y pullulent désormais. Safego, la solution de sécurité Bitdefender pour Facebook, détecte en moyenne entre 10 et 45 arnaques différentes par jour, ce qui démontre l’activité soutenue des escrocs sur le plus célèbre des réseaux sociaux.

Comment porter plainte suite à une arnaque sur internet

Porter plainte suite à une arnaque sur internet est plus facile que l’on croit.

Nous recevons dernièrement beaucoup de commentaires des clients mécontents d’un achat effectué sur un site internet de vente. Si vous avez été victime d’une telle escroquerie, nous vous invitons à consulter notre page consacrée aux démarches à effectuer. Vous y trouver les informations qu’il vous faut selon le cas qui est le vôtre. Si un arrangement à l’amiable n’est pas possible, vous pouvez alors porter plainte.

porter plainte en justice

Les victimes pensent souvent, à tort, que porter plainte et saisir le juge de proximité est compliqué et coûteux. Or, il suffit de se rendre au tribunal puis de remplir un formulaire qu’on appelle « Déclaration au Greffe ». Et… c’est tout. Ensuite le juge s’occupe de l’affaire. Attention, cela ne veut tout de même pas dire que le juge va automatiquement condamner la société en question. Va démarrer un processus officiel qui pourra se révéler long et sans garantie de résultat favorable.

Autre élément à connaitre, les sociétés ne tiennent en général pas compte des mises en demeures qu’elles reçoivent de la part de victimes demandant réparation. Alors que, dès que les entreprises prennent conscience qu’on a été porter plainte et qu’un juge va traiter une procédure contre elles, elles préfèrent souvent régler le litige à l’amiable. En effet, aller en justice se révèle généralement couteux en temps, en argent et en ressources humaines pour les entreprises. Elles préfèrent habituellement trouver d’autres issues lorsque que la menace se concrétise.

À ce propos, nous aimerions recueillir des témoignages de personnes ayant été au bout de la procédure de justice afin de pouvoir faire partager aux autres leurs expériences du tribunal. N’hésitez pas à nous faire part de votre histoire et d’avance merci à tous. Vos témoignages pourront servir d’autres internautes qui se trouvent dans le même cas.

Débits frauduleux sur comptes bancaires : 500 000 ménages victimes en 2010

Enquête sur les débits frauduleux sur les comptes bancaires en 2010

Les débits frauduleux réalisés sur les comptes bancaires sont au cœur de la dernière enquête « Cadre de vie et sécurité ». Celle-ci a été réalisée en 2011 par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Selon cette étude, 3,4 % des ménages déclarent avoir été victimes d’un ou de plusieurs débits frauduleux sur leur(s) compte(s) bancaire(s) en 2009 ou en 2010, et 1,8 % au cours de l’année 2010. On estime que 500 000 ménages ont été victimes de ce type d’escroqueries bancaires au cours de l’année 2010.

60% des victimes ignorent comment l’escroc a procédé

ONDPR : Les débits frauduleux en 2010

50 % des victimes disent que le débit (ou série de débits frauduleux) le plus récent résulte d’un achat effectué à l’aide de leurs informations bancaires (numéros de compte, numéros de carte, identifiants de connexion…) sur Internet.

Il n’y a pas de montant type qui se dégage. Le débit (ou série de débits frauduleux) peut concerner des sommes peu élevées (31 % des débits déclarés sont de montant inférieur à 100 €). Mais cela peut au contraire être des sommes très élevées (14 % sont supérieurs à 1 000 €). La moitié des débits frauduleux déclarés par les ménages sont inférieurs à 250 €. Le montant moyen est de 750 €, mais est très influencé par des préjudices sur des montants élevés.

70 % des ménages victimes disent avoir découvert l’existence du débit frauduleux en consultant un relevé d’opérations. 60 % d’entre eux ignorent totalement comment l’auteur a procédé pour obtenir des informations confidentielles sur leur(s) compte(s) bancaire(s). D’ailleurs, cette dernière statistique renforce le fait que les escrocs utilisent des moyens qui sont encore méconnus du grand public. Il convient à nouveau de rappeler à chacun d’être vigilant sur internet lorsqu’on se sert de ses moyens de paiement.

Environ un ménage ayant été victime sur deux déclare avoir déposé plainte pour le débit (ou série de débits) le plus récent auprès
de la police et de la gendarmerie. Près de quatre sur cinq affirment avoir été remboursés en totalité par leur banque.